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L’EXEMPLE DU MALI
Qui êtes-vous Monsieur Makan Diarra ?


Je m’appelle M Diarra Makan, 50 ans, ancien international Malien de Volleyball des années 80, études d’économie et Président de l’AMDVB, Association Malienne pour le Développement du Volleyball et du Beach Volleyball.

Quelle est l’histoire du Volleyball au Mali ?
L’histoire du Volleyball Malien est parsemée de hauts et de bas, les meilleures années, sans risque de me tromper, se situent entre la période 1970 -1986. Aujourd’hui, le Mali compte environ 6000 joueurs de Volleyball pour environ 3000 terrains dont le 5ème seulement est équipé.
Ces terrains se situent dans l’enceinte des écoles et devraient être maintenus en bon état par les autorités qui faute de moyens ne parviennent pas toujours à les entretenir.
C’est pour cette raison que l’ AMDVB désire concentrer ses actions sur les négociations avec les écoles et les autorités afin de créer et maintenir des infrastructures sportives qui puissent être utilisées durablement par l’Association Nationale malienne.

Parlez-nous de l’AMDVB
L’AMDVB, est une seule association qui existe depuis moins d’un an. Depuis la réunion de Johannesburg de Février 2007, nous avons estimé qu’un changement devait se produire pour développer le Volleyball sous toutes ses formes dans les pays du continent africain.

Quelles sont les perspectives de l’AMDVB ?
Le combat est très difficile, compte tenu du fait que notre pays depuis son indépendance est affilié à la FIVB dont les textes juridiques excluent toute possibilité d ‘affiliation à d’autres organisations sportives développant la même discipline.
Néanmoins, en travaillant avec les écoles et en créant des Associations Sportives, nous avons contourné ces obstacles juridiques. L’espoir est permis car l’avenir appartient à la jeunesse et les écoles constituent les meilleures pépinières pour la pérennité de notre sport.

Depuis votre adhésion à la FMVB, qu’est ce qui a changé ?
Depuis notre adhésion à la FMVB, nous avons compris qu’il est possible de développer le Volleyball dans les pays pauvres. Nous savons aussi que les dirigeants de la FMVB ont le souci de nous aider à la différence de ceux de la FIVB qui pendant des décennies n’ont rien fait pour nous. Nous connaissons personnellement l’éthique et le sérieux des dirigeants de la FMVB et nous savons qu’ils nous ont déjà aidés et qu’ils ont la volonté de répéter à l’avenir leurs actes concrets. Nous espérons que leur action et profession de foi continuent et augmentent dans la pérennité.

Votre regard sur le Volleyball en Afrique ?
Le Volleyball en Afrique est très en retard surtout pour les pays au sud du Sahara à cause de la politique de partialité instaurée par les premiers responsables de la FIVB qui pénalise les pays pauvres en leur privant le droit de goûter aux biens faits de cette discipline.
Qu’aimeriez vous voir améliorer ?
Par rapport à mes aspirations, j’aimerais voir très rapidement :
a) la reconnaissance officielle par le CIO de la FMVB qui respecte en tous points la Charte Olympique afin de nous faciliter notre travail par rapport à nos autorités.
b) Que la FMVB prévoie une tournée dans nos pays respectifs en vue d’une prise de contact avec les autorités sportives ce qui permettra de renforcer notre crédibilité et enfin avoir l’aide nécessaires pour équiper le maximum d’infrastructures de Volleyball afin de nous imposer comme un partenaire incontournable

Quels sont vos loisirs ?
En tant qu’ancien volleyeur, je ne peux qu’aimer cette discipline qui est belle à voir.


Avez-vous un message en particulier ?
Le message particulier et capital que je tiens à vous faire est de tenir bon malgré les difficultés, les obstacles et les déceptions. La réussite est au bout de l’effort. Par rapport à nous, soyez patients car on ne peut pas changer en un jour. Toutefois, notre objectif, c’est un jour d’arriver à inverser la tendance d’aujourd’hui afin que nos pays soient considérés comme nations majeures du Volleyball par la FMVB.

Propos recueillis par Alain DENGUESSI